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Différents appareils (téléphone portable, liseuse, tablette tactile) utilisant diverses applications pour la lecture de livres numériques

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Le livre numĂ©rique (en anglais : ebook ou e-book ), aussi connu sous les noms de livre Ă©lectronique et de livrel, est un livre Ă©ditĂ© et diffusĂ© en version numĂ©rique, disponible sous la forme de fichiers, qui peuvent ĂŞtre tĂ©lĂ©chargĂ©s et stockĂ©s pour ĂŞtre lus sur un Ă©cran [1] , [2] (ordinateur personnel, tĂ©lĂ©phone portable, liseuse, tablette tactile), sur une plage braille, un dispositif de lecture de livres audio, ou un navigateur.

Histoire [modifier | modifier le code]

Années 1970 et 1980 [modifier | modifier le code]

En 1971, Michael Hart créait le projet Gutenberg dans le but de numériser une grande quantité de livres et de créer une bibliothèque virtuelle proposant une collection de documents électroniques en libre accès [3] . Par ce projet, Hart souhaitait initier de nouvelles pratiques de diffusion (et, éventuellement, de lecture), différentes du papier.

Publiée un 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, la Déclaration d'indépendance des États-Unis a été le premier document électronique du projet Gutenberg (fichier de 5 ko) [4] . En raison de l'accès limité au réseau Internet, le projet avance lentement. À partir des années 1980, toutefois, la communauté bénéficie d'un accès régulier à Internet, et le rythme de croissance des publications s'accélère. En 1989, on souligne le dixième anniversaire du projet avec la mise en ligne de l'ouvrage Bible du roi Jacques [5] .

Parallèlement, en 1978, le Conseil des Arts du Canada créé Canadiana, un organisme sans but lucratif visant la prĂ©servation du patrimoine canadien et Ă  sa mise en ligne. En 1986, la sociĂ©tĂ© Franklin met en place le premier dictionnaire « consultable sur une machine de poche [5]  ».

Années 1990 [modifier | modifier le code]

Pendant la dernière dĂ©cennie du XX e  siècle, de nouvelles initiatives prennent forme dans l'univers du livre numĂ©rique :

  • En 1990, Eastgate Systems publie l'un des premiers exemples de littĂ©rature hypertextuelle, Afternoon, a story de l'Ă©crivain Michael Joyce [6]
  • En 1993, John Mark Ockerbloom crĂ©e Online Books Page. Contrairement au projet Gutenberg, ce projet cherche Ă  rĂ©pertorier et rĂ©unir diffĂ©rents textes numĂ©riques anglophones dĂ©jĂ  publiĂ©s, au sein d'un point d'accès unique.
  • En 1994, le projet Gutenberg souligne sa centième numĂ©risation, avec la mise en ligne de l'Ĺ“uvre complète de William Shakespeare [7] .
  • En 1995, Jeff Bezos crĂ©e Amazon.com, la première grande librairie Ă©lectronique aux États-Unis. Amazon.com connaĂ®t alors un succès rapide; elle est aujourd'hui la rĂ©fĂ©rence en matière de libraires numĂ©riques [5] . La mĂŞme annĂ©e, Ă  MontrĂ©al, Pierre François Gagnon [8] fonde Éditel, une première plateforme d'Ă©dition Ă©lectronique. La presse, dans son sens large, commence alors Ă  se mettre en ligne.
  • En 1996, Olivier Gainon fonde Cylibris, la première maison d'Ă©dition numĂ©rique francophone qui publie des livres numĂ©riques et imprimĂ©s sur le web [5] . De son cĂ´tĂ©, Brewster Khale fonde Internet Archive.
  • En 1997, la Bibliothèque nationale de France crĂ©e Gallica.
  • En 1998 est fondĂ©e 00h00, une maison d'Ă©dition entièrement dĂ©diĂ©e aux livres numĂ©riques [5] .

Début des années 2000 [modifier | modifier le code]

  • En 2000, le logiciel de lecture Mobipocket est créé. Ce logiciel « se spĂ©cialise d'emblĂ©e dans la lecture et la distribution sĂ©curisĂ©e de livres pour assistant personnel [5]  ». Le Gemstar ebook devient alors la première tablette de lecture numĂ©rique officielle après avoir achetĂ© les deux concurrents : Nuvomedia et Soft Book Press [9] .
  • En 2001, Adobe Flash Player lance son premier logiciel gratuit qui permet la lecture de fichiers numĂ©riques. La mĂŞme annĂ©e dĂ©bute le concept francophone du mail-roman, qui consiste Ă  publier, un chapitre Ă  la fois, un roman par courriel [5] . Aussi, une première tablette de lecture est lancĂ©e en Europe; il s'agit de Cybook. L'annĂ©e 2001 marque enfin la crĂ©ation du premier smartphone.
  • En 2004, la compagnie Sony produit sa propre tablette. Selon Marie Lebert, cette sortie par Sony marque les dĂ©buts de la popularisation des tablettes lectorielles numĂ©riques (ou « liseuses ») [5] . La mĂŞme annĂ©e, Google lance Google Books, qui permet de lire des livres en ligne, de consulter des mĂ©tadonnĂ©es (date de publication, auteur(s), Ă©diteur, page(s) consultĂ©e(s), etc.) et d'effectuer des recherches dans le corps du texte [5] .
  • En 2005, Open Content Alliance est créé conjointement par l'Internet Archive et Yahoo, dans le but de permettre la lecture de tous les textes disponibles sur tous les moteurs de recherche [5] .
  • En 2007, Amazon commercialise Amazon Kindle, ou Kindle, qui permet Ă  l'entreprise de se spĂ©cialiser dans la lecture numĂ©rique, alors qu'elle se concentrait jusque lĂ  sur l'Ă©dition papier.
  • En 2008 est créée publie.net, première coopĂ©rative d'auteurs pour l'Ă©dition et la diffusion numĂ©riques de la littĂ©rature contemporaine. Publie.net pousse les ressources du format ePub3 jusqu'Ă  ajouter du son, de la musique et des vidĂ©os [10] dans le cours du rĂ©cit, et un système de navigation en hyperimages (pour l'instant uniquement accessibles sur iPad et iPhone). La mĂŞme annĂ©e, la Big Ten Academic Alliance fonde HathiTrust et la Commission EuropĂ©enne lance Europeana.

À partir de 2008, la qualité de lecture sur l'écran des liseuses s'améliore considérablement. Combinées à d'autres facteurs (dont la généralisation de l'accès à Internet), ces améliorations assurent au numérique une progression des parts de marché américain dans le secteur du livre, à partir de 2010 [11] . De nombreux éditeurs commencent dès lors à distribuer, sous format électronique, des livres tombés dans le domaine public.

Au même moment, pour une question de coûts et de rentabilité, certains éditeurs commencent à publier leurs auteurs de cette manière. Aussi, certains auteurs désirant se libérer des contraintes imposées par les éditeurs [12] , ou dont les manuscrits n'ont jamais été publiés, choisissent dès lors d'emprunter la voie de l'auto-édition numérique pour mettre à la disposition du public leur(s) œuvre(s) et ce, gratuitement ou non (sites de téléchargement payants).

Désignations [modifier | modifier le code]

L'expression « livre numĂ©rique » et ses synonymes « livre Ă©lectronique » et « livrel » ont Ă©tĂ© proposĂ©s par l'Office quĂ©bĂ©cois de la langue française [2] (OQLF) comme traductions françaises des termes anglais « e-book  », « electronic book  » ou « digital book  ». Selon l'OQLF, la forme hybride «e-livre » (calque de l'anglais «e-book ») est Ă  Ă©viter [2] .

En France, l'appellation « livre numĂ©rique » a Ă©tĂ© officiellement recommandĂ©e dans le JORF du [1] .

Dans l'usage courant[OĂą ?], les termes « livre Ă©lectronique » et « livrel » dĂ©signent aussi bien le contenu (le texte lui-mĂŞme) que, par mĂ©tonymie, le contenant (le support permettant de visualiser le contenu). Ces deux expressions sont donc aussi synonymes de « liseuse » [2] . Cet usage est toutefois fautif puisque, comme sa dĂ©finition l'indique, le livre numĂ©rique est un fichier numĂ©rique et non l'appareil Ă©lectronique qui permet de le consulter. Si le contenu et le contenant sont souvent confondus, il ne faut Ă©galement pas confondre le livre numĂ©rique avec son format (ePub, mobipocket, etc.).

Types de livres numériques [modifier | modifier le code]

Fabrice Marcoux relève trois principaux types de livres numĂ©riques : homothĂ©tique, enrichi et « originairement numĂ©rique » [13] .

  • HomothĂ©tique. C'est la « transposition Ă  l'identique d'un livre papier en version numĂ©rique [14]  ». Le livre numĂ©rique homothĂ©tique respecte les limitations physiques du livre malgrĂ© l'absence de ces limitations dans un environnement numĂ©rique. Il s'agit de la forme la plus rĂ©pandue et de la première Ă  ĂŞtre apparue.
  • Enrichi. Ce type de livre vient complĂ©ter la version imprimĂ©e grâce aux avantages que permet le format numĂ©rique, tant sur le plan de la forme que du contenu. On pense notamment aux hyperliens et Ă  l'insertion d'autres mĂ©dias (images, vidĂ©os, sons). Ainsi, par les possibilitĂ©s d'enrichissement quasi infinies de l'Ĺ“uvre qu'il admet, le type enrichi est de plus en plus exploitĂ©. Allant dans le mĂŞme sens, Nolwenn TrĂ©hondart dĂ©finit ce type de livres numĂ©riques comme adoptant des formes intermĂ©diales qui « miment celles du livre imprimĂ©, en y ajoutant des enrichissements sonores, visuels et hypertextuels » [15] . Elle nomme l'exemple du livre numĂ©rique enrichi, Le Horla, conçu par la maison d'Ă©dition L'Apprimerie en 2015. Lors d'un passage de celui-ci, par exemple, alors que le narrateur critique le peuple qui lance des pĂ©tards par dĂ©cret gouvernemental Ă  Paris le 14 juillet, le lecteur est appelĂ© Ă  toucher des taches de couleur qui se superposent aux textes et simulent l'explosion d'un feu d'artifice. Dans un autre passage, le texte devient flou et se dĂ©double Ă  l'image du trouble qui habite le personnage qui craint de devenir fou et de perdre le contrĂ´le de ses perceptions [15] .
  • « Originairement numĂ©rique ». Marcoux Ă©crit qu'il s'agit du livre « créé par ou pour le numĂ©rique », c'est-Ă -dire que le livre originairement numĂ©rique a Ă©tĂ© pensĂ© en fonction du format numĂ©rique et de ses potentialitĂ©s techniques. Pour cette raison, il possède une forte hypertextualitĂ©, mais il est plus rĂ©cent et moins commun que les prĂ©cĂ©dents. Dans ce cas ci, il est aussi possible de parler d'Ă©dition augmentĂ©e [16] . La plateforme Scalar est une plate-forme qui permet l'Ă©dition de livres augmentĂ©s. Elle a Ă©tĂ© conçue en 2009 par l'Alliance for Networking Visual Culture. Grâce Ă  la crĂ©ation d'hyperliens, le parcours littĂ©raire de l'Ĺ“uvre peut ĂŞtre modifiĂ© en fonction des intĂ©rĂŞts du lecteur [16] .

Qualités d'un livre numérique [modifier | modifier le code]

Marin Dacos et Pierre Mounier ont identifié trois qualités d'un livre numérique: sa lisibilité, sa maniabilité et sa citabilité [17] .

  • Sa lisibilitĂ©. Le livre numĂ©rique doit ĂŞtre lisible. Cela suppose :
    • qu'il soit dĂ©crit par un format ouvert (par opposition aux formats propriĂ©taires) ;
    • qu'il soit fluide et recomposable ( reflowable ) ;
    • qu'il soit pĂ©renne.
  • Sa maniabilitĂ©. Le livre numĂ©rique doit ĂŞtre manipulable. Pour cela, il faut que l'on puisse indexer son contenu et effectuer des recherches. Plus on crĂ©e de livres applications, plus il est difficile de les indexer et de crĂ©er des outils d'indexation. Le texte doit Ă©galement ĂŞtre copiable et collable, afin d'ĂŞtre rapidement insĂ©rĂ© dans un autre contexte (procĂ©dure du copier-coller). Enfin, le texte doit aussi ĂŞtre inscriptible (annotations, remarques, jalons, etc.) dans des dispositifs ouverts.
  • Sa citabilitĂ©. Le livre doit ĂŞtre citable et ce, de façon simple. Le numĂ©rique conduit vers des solutions reposant sur la logique d'un identifiant unique (ID). Plusieurs dispositifs mis en place dans diffĂ©rents environnements et reposant sur des logiques diffĂ©rentes ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s. Dans le monde de l'Ă©dition, l'ISBN est en usage pour les livres et l'ISSN pour les pĂ©riodiques et ce, depuis 1970 et 1975 respectivement. Ces identifiants uniques dĂ©crivent des objets Ă©ditoriaux, c'est-Ă -dire un titre d'ouvrage ou un titre de pĂ©riodique. L'ISBN correspond Ă  un niveau important de granularitĂ© puisque c'est le livre en entier qui est identifiĂ©.

Intérêts et risques associés [modifier | modifier le code]

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Intérêts [modifier | modifier le code]

  • ManiabilitĂ© physique et technique
    • Physique : L'Ĺ“uvre Ă©crite « complète » de Victor Hugo Ă©ditĂ©e chez Jean-Jacques Pauvert reprĂ©sente 40 millions de caractères. La Bible, telle qu'on peut la tĂ©lĂ©charger sur Internet, comporte moins de 10 millions d'octets, quelle que soit la langue considĂ©rĂ©e [18] (environ 9,5 Mo). Une simple carte SDHC de 32Go permet donc d'emporter partout avec soi environ 2 000 collections de textes de cette taille.
    • Technique : Un passage donnĂ© d'un ouvrage, lorsqu'on en connaĂ®t un mot spĂ©cifique, se retrouve rapidement mĂŞme si le document ne possède pas d'index. Le texte peut ĂŞtre annotĂ© et inscriptible (annotations, remarques, jalons, etc.) dans des dispositifs ouverts.
  • IndĂ©pendance du dispositif de lecture: Un livre numĂ©rique peut ĂŞtre consultĂ© sur divers dispositifs de lecture (liseuse, ordinateur, tablette, tĂ©lĂ©phone intelligent, plage braille, lecteur de livres audio,etc.). Dans certains cas, si l'on est connectĂ© Ă  l'Internet, on retrouve le passage exact oĂą l'on s'Ă©tait arrĂŞtĂ© en consultant un ouvrage, mĂŞme depuis un autre support.
  • AccessibilitĂ© pratique et commerciale
    • Pratique : Par rapport Ă  la forme classique qu'est le livre imprimĂ©, le livre numĂ©rique prĂ©sente, pour les personnes handicapĂ©es, l'avantage d'une meilleure accessibilitĂ©. Le livre numĂ©rique peut en effet ĂŞtre restituĂ© sur un appareil adaptĂ©, en affichage braille, par exemple, ou encore en restitution sonore. Il existe des normes de livres numĂ©riques destinĂ©s Ă  un public ayant des limitations. C'est notamment le cas de DAISY, norme de livres audio destinĂ©e spĂ©cifiquement Ă  un public incapable de lire des documents imprimĂ©s (aveugles, malvoyants, dyslexiques, personne en situation de handicap physique motrice, etc.). Il convient aussi de mentionner le format FROG créé en vue de faciliter la lecture pour les DYS.
    • Commerciale : Au cours des dernières annĂ©es, les pays Ă©mergents ont connu une forte croissance des livres numĂ©riques, notamment en Inde [19] . Selon une Ă©tude rĂ©alisĂ©e en 2011, 18 % des Indiens et 24 % des BrĂ©siliens ont dĂ©jĂ  tĂ©lĂ©chargĂ© un livre numĂ©rique, et ces chiffres sont en constante augmentation [20] . En 2011, le philosophe et Ă©diteur argentin Octavio Kulesz [21] a rĂ©alisĂ© une Ă©tude intitulĂ©e L'Ă©dition numĂ©rique dans les pays en dĂ©veloppement. Selon cette Ă©tude, le livre numĂ©rique constitue un rĂ©el atout pour le dĂ©veloppement des pays Ă©mergents et ce, sur les plans Ă©ducatif et Ă©conomique. Kulesz soutient que les pays comme l'Inde, le BrĂ©sil et la Chine doivent tirer leur Ă©pingle du jeu pour s'approprier les nouvelles technologies occidentales. Par exemple, pour combattre l'illettrisme, l'Inde a commercialisĂ© une liseuse Ă  un prix dĂ©fiant toute concurrence.

Risques [modifier | modifier le code]

Richard Stallman, un militant du logiciel libre amĂ©ricain, a identifiĂ© un certain nombre de dangers associĂ©s au livre numĂ©rique, notamment :

  • puisqu'on doit s'identifier pour payer en ligne ou tĂ©lĂ©charger un livre sur un site commercial ou une bibliothèque numĂ©rique, les « autoritĂ©s » peuvent avoir accès Ă  votre liste de lecture ;
  • qu'il y a plusieurs prĂ©cĂ©dents d'effacement Ă  distance d'ouvrages par au moins un distributeur (Amazon.com) sur les appareils d'individus les ayant achetĂ©s [22] .

Stallman note cependant que les ouvrages du projet Gutenberg et de quelques autres initiatives de numérisation ne présentent pas ces risques.

Comme pour tous les fichiers numériques, notamment ceux qui sont stockés sur un serveur externe par les utilisateurs (cloud), la question se pose à savoir ce que deviendrait votre bibliothèque dans le cas éventuel où un éditeur (ou un distributeur, voire un prestataire de services de stockage numérique) disparaîtrait.

Formats [modifier | modifier le code]

Lors de la publication d'un livre numĂ©rique, l'Ă©diteur est amenĂ© Ă  choisir parmi plusieurs types de formats, qui peuvent ĂŞtre ouverts ou fermĂ©s, libres (fichier texte, HyperText Markup Language, EPUB, Extensible Markup Language, TeX, ODT, FictionBook, etc.) ou propriĂ©taires (Portable Document Format, DOCX, RIch Text Format, PostScript, AZW, etc.). Selon Viviane BoulĂ©treau et Benoit Habert, ce choix n'est pas neutre [23]  : « Le choix d'un format a des implications profondes: les informations que l'on peut transmettre changent, ainsi que leur lisibilitĂ©, leur universalitĂ©, leur agencement, leur transportabilitĂ©, leur transformabilitĂ©, etc. » [24] .

Gestion des droits [modifier | modifier le code]

Gestion des droits d'auteur [modifier | modifier le code]

Au moment où le livre numérique commence à se populariser, certains s'y opposent en raison de conflits de droits d'auteur. Ainsi, les premières tentatives de Google autour de la publication numérique de livres imprimés ont connu des échecs en grande partie à cause de ce type de conflit [5] . En réponse à ces enjeux apparaît en 2001 la licence Creative Commons, imaginée par Lawrence Lessig, qui permet la publication numérique protégeant le droit d'auteur [5] .

En France, certaines associations agissant au service des personnes handicapĂ©es bĂ©nĂ©ficient de l'exception au droit d'auteur prĂ©vue par la loi DADVSI. Pour ces structures, il existe deux niveaux d'agrĂ©ment [25]  : l'agrĂ©ment simple qui donne le droit d'adapter les Ĺ“uvres et de les communiquer aux personnes handicapĂ©es, d'une part, et l'habilitation Ă  demander l'accès aux fichiers numĂ©riques des Ă©diteurs dĂ©posĂ©s auprès de la Bibliothèque nationale de France (BNF) investie de cette mission par le dĂ©cret du [26] , d'autre part.

Gestion des droits numériques [modifier | modifier le code]

Comme dans les domaines de la musique et des films, certains éditeurs et distributeurs utilisent des systèmes de gestion des droits numériques (DRM) pour tenter de protéger les œuvres. La plupart de ces systèmes sont relativement inefficaces et pénalisent davantage les lecteurs légitimes que les utilisateurs de contrefaçons [27] , où les DRM ont été enlevées ou au moins désactivées.

Tableau récapitulatif de certains DRM [28]
Nom Éditeur Formats Utilisé par Commentaires
Adept Adobe ePub, pdf, ascm Majorité, Kobo, B&N, Sony, Google DRM standard souvent utilisé. Il nécessite un compte sur le site d'Abobe et limite la lisibilité d'un livre à six appareils.
Microsoft Microsoft lit Microsoft Abandonné
Kepub (Adept) Kobo (Adobe) kepub Kobo Il s'agit d'un ePub avec quelques données en plus. Les fichiers peuvent être téléchargés au format ePub + DRM Adobe standard.
Topaz Amazon azw, tpz Amazon Nouveau format Amazon, basé sur son précédent format Mobipocket.
Mobipocket Amazon mobi Amazon (ancien) Format créé par Mobipocket (racheté par Amazon). Fonctionne avec un système de PID (clef unique par matériel).
Ignoble (basé sur adept) B&N (Adobe) B&N Extension du DRM ADEPT d'Adobe où on utilise nom et numéro de CB comme clef (pour dissuader de partager).
eReader B&N pdb, pml B&N (ancien), Palm Ancien format B&N, qui utilise lui aussi le nom et le numéro de CB comme clef pour frein social au partage.
FairPlay Apple Apple Utilisé sur iBooks. Les fichiers ne sont lisibles que par les appareils Apple, pas de recherche de faille à ce jour.
BBeB Sony lrx, lrs Sony Abandonné
LCP Readium epub TEA (PocketBook) implémenté dans le sous-format CARE Créé par le consortium Readium, le standard LCP (Lightweight Content Protection) est un format ouvert (opensource) qui apporte une souplesse de mise en œuvre et une transparence d'utilisation pour le lecteur.

Certains livres numériques ne contiennent pas de système de gestion des droits numériques, mais plutôt des tatouages numériques, en général le nom de l'acheteur et son adresse électronique. Enfin, de très nombreuses œuvres libres de droit (car tombées dans le domaine public) sont disponibles en téléchargement gratuit sur de nombreux sites Web, dont celui du Projet Gutenberg, de l'Open Library [29] , de Manybooks [30] ou encore de Feedbooks/publicdomain [31] .

Certains éditeurs militent contre ces marquages et proposent leurs ouvrages sans DRM. On dénombre en 2020 plus de 200 éditeurs faisant ce choix [32] .

logo du mouvement éditeurs contre les DRM

Réception du public [modifier | modifier le code]

Alors que paraissaient les premiers livres numĂ©riques, nombreux sont les lecteurs qui ont eu un mouvement de recul par rapport aux possibilitĂ©s offertes par cette nouvelle technologie[rĂ©f. souhaitĂ©e]. MĂŞme le pionnier Michael Hart aurait Ă©prouvĂ© des doutes quant Ă  l'aboutissement du projet Gutenberg. « Nous considĂ©rons le texte Ă©lectronique comme un nouveau mĂ©dium, sans vĂ©ritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mĂŞmes Ĺ“uvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte Ă©lectronique une fois que les gens y sont habituĂ©s, particulièrement dans les Ă©tablissements d'enseignement » » [33] . La question de l'habitude apparaĂ®t donc primordiale au moment de l'apparition sur le marchĂ© des premiers livres numĂ©riques; les lecteurs ne sont pas encore conditionnĂ©s Ă  ce nouveau format de lecture. Bien que le contenu reste le mĂŞme, cela « ne signifie pas pour autant qu'il faut banaliser le livre numĂ©rique; en effet, ce dernier se distingue de son acolyte en papier et demande ainsi une redĂ©finition de ses Ă©tapes de production » [34] . De par les concepts mĂŞme d'hypertexte et d'hyperliens qu'il engage, le livre numĂ©rique modifie les modalitĂ©s de lecture qui Ă©taient admises par le papier. L'Ă©tendue de contenu qu'un livrel peut solliciter (surtout s'il est enrichi ou « originairement numĂ©rique ») peut donner le vertige au lecteur s'il est mal intĂ©grĂ©. Le livre Ă©lectronique doit donc rĂ©pondre Ă  certaines conditions pour assurer sa « bonne » rĂ©ception [35] [source insuffisante] :

  • MĂ©taphore d'utilisation. Afin d'Ă©viter un dĂ©couragement devant un trop grand nombre de rĂ©fĂ©rences, de liens, d'images, etc., le livrel doit prĂ©senter son contenu au lecteur de manière que ce dernier puisse prendre facilement compte de ce qui se prĂ©sente Ă  lui et se faire une idĂ©e de ce qui l'attend.
  • ÉlĂ©ments d'interaction uniformes. Il s'agit pour le lecteur de pouvoir retrouver une logique dans son interaction avec les documents mis Ă  sa disposition par un livre numĂ©rique. Pour cette raison, les applications de lecture vont souvent offrir diffĂ©rentes options afin de faciliter la navigation entre les contenus. La rĂ©utilisation d'un paratexte plus conventionnel (page couverture, index ou table des matières, etc.) par le numĂ©rique est souvent un bon moyen de rendre le lecteur plus confiant [36] . C'est en partie la logique derrière la reprise de la forme physique par le livre homothĂ©tique.
  • Participation du lecteur. Des bases de donnĂ©es privĂ©es sont souvent mises Ă  la disposition du lecteur afin qu'il puisse faire ses propres annotations, rajouts, surligner des passages importants, etc. De cette manière, il peut « personnaliser » le livre Ă©lectronique, se l'approprier ou augmenter son processus de lecture sans imposer ses modifications aux autres.

La rĂ©ception est aussi intrinsèquement liĂ©e Ă  l'accès limitĂ© des lecteurs au rĂ©seau Internet. Si la crĂ©ation du web dans les annĂ©es 1990 [5] permet un premier essor du livre numĂ©rique auprès des publics spĂ©cialisĂ©s[Par exemple ?], le deuxième essor n'arrive qu'une dĂ©cennie plus tard, avec la gĂ©nĂ©ralisation du web et l'amĂ©lioration de la qualitĂ© des produits.

État des marchés [modifier | modifier le code]

En France [modifier | modifier le code]

Le premier revendeur de livres numériques en France en date est Mobipocket.com (filiale d'Amazon depuis [37] ). Toutefois, il existe d'autres plateformes où il est possible d'obtenir des livres numériques, notamment Vivlio, Numilog.com (filiale d'Hachette Livre depuis le printemps 2008 [38] ), ePagine (prestataire de solutions pour les librairies), immatériel.fr (distributeur et revendeur), Relay.com (également filiale de Hachette, mais côté presses), Eden Livres, E-Plateforme, YouScribe, Scribd, Youboox, iBooks, Cyberlibris (bibliothèque numérique sur abonnement), Needocs (livres professionnels, pratiques et académiques) et aussi Didactibook (libraire électronique spécialisée dans les livrels pratiques).

Selon le magazine Challenges, la Fnac aurait vendu 40 000 livres numĂ©riques de Ă  [39] . En 2011, le fabricant de liseuses Bookeen se lance Ă  son tour dans la commercialisation de livres numĂ©riques avec bookeenstore.com [40] . L'offre de livres numĂ©riques en français la plus riche du marchĂ© est proposĂ©e par Chapitre.com [41] .

Selon le quatrième Baromètre sur les usages du livre numĂ©rique, prĂ©sentĂ© le au Salon du livre de Paris, on Ă©value la part des lecteurs numĂ©riques en France Ă  15 % de la population [42] . Parmi les sondĂ©s, 39% [43] pensent que l'utilisation de livres Ă©lectroniques va augmenter, ce qui se vĂ©rifie par l'Ă©dition de [44] puisque la part de lecteur a atteint les 20 % des personnes sondĂ©es. Aujourd'hui en France, bien que les utilisateurs d'ebooks pensent que les usages vont encore Ă©voluer; ils sont encore beaucoup Ă  combiner la lecture Ă©lectronique avec celle de livres papiers.

En 2018, le chiffre d'affaires de l'e-book dĂ©passe pour la première fois la barre des 100 millions d'Euros. L'offre de livres numĂ©riques augmente, mais avec 3,5 % des parts de marchĂ© les usages Ă©voluent lentement [45] .

Aux États-Unis [modifier | modifier le code]

Pour le dernier trimestre 2010, Amazon.com a officiellement annoncé avoir vendu pour la première fois plus de livres numériques que de livres imprimés [46] . Les genres les plus populaires sont alors les romances et les romances érotiques [47] , [48] .

Au premier trimestre 2012, les ventes de livres numériques dépassent en valeur les ventes de livres papier dans le pays [49] .

Selon le Pew Internet & American Life project, 28 % des AmĂ©ricains ont lu au moins un livre numĂ©rique en 2013 [50] . Selon le mĂŞme institut, 50 % des AmĂ©ricains possĂ©daient une tablette numĂ©rique ou une liseuse en .

La vente des livres numĂ©riques a baissĂ© de 10 % entre 2016 et 2017, selon une Ă©tude menĂ©e par PubTrack Digital. En 2016, le livre numĂ©rique correspondait Ă  21 % des ventes, pour descendre Ă  19 % en 2018 [51] .

Au Royaume-Uni [modifier | modifier le code]

En 2009, au Royaume-Uni, le livre numĂ©rique reprĂ©sente 2 % de parts de marchĂ©s, puis progresse pour atteindre 6 Ă  11 %. En 2010, l'Ă©diteur Bloomsbury annonce que la vente des livres numĂ©riques correspond Ă  10 % de ses ventes, au Royaume-Uni. En ce qui concerne l'Ă©diteur Penguin, le livre numĂ©rique reprĂ©sente 8 % de ses ventes, en 2011 [52] . En 2016, au Royaume-Uni, le livre numĂ©rique constitue 35 % du chiffre d'affaires total des membres Ă©diteurs du Publishers Association, avec 1,7 milliard £ [53] .

Au Canada [modifier | modifier le code]

Québec [modifier | modifier le code]

Depuis , la SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement des entreprises culturelles (SODEC) offre un programme d'Aide Ă  la numĂ©risation qui rembourse aux Ă©diteurs 50 % des frais de numĂ©risation, plus 10$ par titre, jusqu'Ă  concurrence de 5 000$, ce qui pourrait aider ces derniers Ă  offrir une plus grande portion de leur catalogue [54] .

Cependant, en dĂ©pit de ces efforts et mĂŞme pour les livres disponibles dès leur sortie en format numĂ©rique, les ventes de livres numĂ©riques n'ont reprĂ©sentĂ© qu'1,1 % des ventes de livres au QuĂ©bec en 2014, alors qu'environ 80 % des livres mis en vente cette annĂ©e-lĂ  Ă©taient disponibles en format numĂ©rique [55] . Cela reprĂ©sente environ 506 000 livres numĂ©riques. Il ne s'agit toutefois pas d'un portrait complet, puisque les ventes faites auprès de certaines librairies en ligne comme Apple et Amazon sont exclues du calcul. Seules les ventes faites dans les entrepĂ´ts numĂ©riques quĂ©bĂ©cois sont prises en compte [56] .

En 2017, 16% des québécois pratiquent le téléchargement de livres ou de magazines numériques selon les statistiques présentées par le CEFRIO. Cela représente une baisse de 3% par rapport à l'année précédente. L'activité est plus populaire auprès des diplômés universitaires [57] .

Canada anglais [modifier | modifier le code]

Au Canada anglais, la situation se présente différemment. Selon les chiffres datant de 2017, les ventes de livres numériques s'élevaient à 18,6% des ventes totales de livres [56] .

Coûts liés au livre numérique [modifier | modifier le code]

Si le coĂ»t du PDF imprimeur (reprĂ©sentation homothĂ©tique de l'Ĺ“uvre imprimĂ©e) est absorbĂ© par les coĂ»ts usuels de production papier, il n'en est toutefois pas de mĂŞme pour le reste [58] . Deux types de coĂ»ts sont Ă  prĂ©voir :

  • les coĂ»ts de production. Lors d'une numĂ©risation (scan), les diffĂ©rents coĂ»ts impliquent les frais de scan, de recomposition (enrichissement typographique), de relecture et de correction, les frais de structuration d'un format Epub (il est essentiel d'intĂ©grer les mĂ©tadonnĂ©es, soit la couverture, le titre, le ISBN, le sommaire, etc.). Pour un roman « habituel » (grand format, 256 pages), une Ă©tude du MOTif (l'observatoire pour le livre et l'Ă©crit en l'Ă®le-de-France) Ă©valuait, en 2010, les coĂ»ts Ă  environ 1 199 [58] . S'il s'agit d'une publication sans numĂ©risation (scan), les dĂ©penses sont moins importantes : on Ă©pargne alors les frais liĂ©s Ă  la numĂ©risation, et on limite les frais de relecture (moins de risque d'erreur associĂ©). Pour le mĂŞme type de roman, les frais sont estimĂ©s Ă  665 [58] , soit presque deux fois moins cher.
  • les coĂ»ts de distribution. Les coĂ»ts de distribution du livre numĂ©rique diffèrent de ceux du livre imprimĂ©. Il y a d'abord l'introduction des frais de marquage (DRM ou encore watermarking), qui permettent de contrĂ´ler la circulation du livre et de prĂ©venir sensiblement le piratage. Le coĂ»t d'un marquage de type DRM Ă©tait, en 2010, de 0,40€ par exemplaire [58] , ce qui est souvent inaccessible aux petites et moyennes entreprises. Le watermarking, ou tatouage numĂ©rique, est une solution gratuite pour ces Ă©diteurs. Ensuite, s'ajoute les coĂ»ts de diffusion : les livres numĂ©riques sont en effet vendus via de nombreux canaux (offre numĂ©rique chez certains libraires, grandes enseignes culturelles et pure players comme Amazon, Kobo ou Numilog). Les Ă©diteurs confient souvent la mise en ligne et le stockage de leurs fichiers Ă  un diffuseur qui prĂ©lève un pourcentage sur chaque vente.

L'Ă©diteur numĂ©rique rencontre autrement des frais de dĂ©veloppement informatique, d'archivage et de maintenance afin de rĂ©pertorier ses publications sur un site d'« entreposage » virtuel. S'ajoutent Ă  cela les divers frais de promotion et de marketing; dans le cadre de l'Ă©tude du MOTif, plusieurs Ă©diteurs estimaient que ces frais correspondaient Ă  3 ou 4 % du prix de vente, bien que ces coĂ»ts variaient significativement d'un Ă©diteur Ă  l'autre [58] . Enfin, les frais bancaires reprĂ©senteraient entre 3 et 6 % du prix de vente. Ces coĂ»ts sont toutefois assumĂ©s par les libraires ou les portails de vente, et non pas par les Ă©diteurs.

Notes et références [modifier | modifier le code]

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  2. a b c et d «livre numĂ©rique », Le Grand Dictionnaire terminologique, Office quĂ©bĂ©cois de la langue française (consultĂ© le ) .
  3. Marie Lebert, «Une courte histoire de l'ebook » [PDF], sur etudes-francaises.net, Études françaises de l'UniversitĂ© de Toronto, (consultĂ© le )  : « Chose souvent passĂ©e sous silence, Michael Hart est le vĂ©ritable inventeur de l'ebook. Si on considère l'ebook dans son sens Ă©tymologique, Ă  savoir un livre numĂ©risĂ© pour diffusion sous forme de fichier Ă©lectronique, celui-ci aurait bientĂ´t quarante ans et serait nĂ© avec le projet Gutenberg en  », p. 11.
  4. Marie Lebert, «Une courte histoire de l'ebook » [PDF], Études françaises de l'UniversitĂ© de Toronto, (consultĂ© le ) , p. 5.
  5. a b c d e f g h i j k l et m Marie Lebert, «Une courte histoire de l'ebook » [PDF], sur etudes-francaises.net, (consultĂ© le )
  6. (en) Jill Walker Retberg, «Electronic Literature Seen from a Distance : The Beginnings of a Field », Dichtung Digital , no  41,‎ .
  7. «Le Projet Gutenberg, de 1971 Ă  2005 », sur etudes-francaises.net, (consultĂ© le ) .
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  9. Philippe Chartier, «Gutenberg 2.0 », QuĂ©bec science,‎ dĂ©cembre 2000-janvier 2001, p. 43-44 (ISSN0021-6127, lire en ligne)
  10. Alain François, Webobjet (ça recommence comme ça) - Jean-Jacques Birgé, La corde à linge.
  11. « Le nombre d'utilisateurs de lecteurs Ă©lectroniques tĂ©lĂ©chargeant des titres a plus que doublĂ© en 14 mois aux États-Unis. La hausse des ventes d'appareils de lecture Ă©lectronique enregistrĂ©e aux États-Unis pendant la dernière pĂ©riode des fĂŞtes de fin d'annĂ©e a marquĂ© un tournant majeur dans l'histoire du livre numĂ©rique », rĂ©vèle une enquĂŞte du Book Industry Study Group (BISG) publiĂ©e le . La part des consommateurs de livres imprimĂ©s affirmant tĂ©lĂ©charger des livres Ă©lectroniques a bondi de 5 % en Ă  près de 13 % en selon le BISG. Sur le site de Livres-Hebdo.
  12. Stephen King a été précurseur dans cette démarche dès l'an 2000.
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  24. Viviane BoulĂ©treau et Benoit Habert, Pratiques de l'Ă©dition numĂ©rique, MontrĂ©al, Les Presses de l'UniversitĂ© de MontrĂ©al, , « Les formats », p. 145
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Annexes [modifier | modifier le code]

Bibliographie [modifier | modifier le code]

  • Brigitte Juanals, La culture de l'information. Du livre au numĂ©rique. Lavoisier, 2003. fiche de lecture
  • T. Baccino, La Lecture Ă©lectronique, Presses universitaires de Grenoble, 2004 ;
  • Adenora Guriec, «Ă‰volution et rĂ©volution du livre : vers un nouveau support de l'Ĺ“uvre littĂ©raire ? », UniversitĂ© Rennes 2 – UFR Arts, Lettres, Communication, ) ;
  • Olivier Larizza, La Querelle des livres. Petit essai sur le livre Ă  l'âge numĂ©rique, Buchet-Chastel, 2012 ;
  • Jean-François Gleyze. La lecture numĂ©rique - État des lieux et champs d'innovation. Veille rĂ©alisĂ©e dans le cadre d'un stage de design numĂ©rique Ă  BayardKids, Bayard Presse, Montrouge, 156 p., 2011 ;
  • Laurent Soual, Le livre numĂ©rique en bibliothèque : Ă©tat des lieux et perspectives, Éditions du Cercle de la librairie, 2015.
  • Sharon Hackett et François Dallaire, Étude sur l'avenir du livre numĂ©rique et des ressources documentaires en ligne en formation Ă  distance au Canada francophone, (REFAD, , 125p. (lire en ligne [PDF]), p. 57-61
  • marie Lebert, Une courte histoire de l'ebook. ActuaLittĂ©, 2021. (lire en ligne)

Articles connexes [modifier | modifier le code]

  • Édition Ă©lectronique
  • Liseuse
  • Livre audio
  • DAISY (livre audio)
  • Cartable numĂ©rique
  • Bibliothèque numĂ©rique
  • Loi relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la sociĂ©tĂ© de l'information
  • PrĂŞt numĂ©rique en bibliothèque.

Liens externes [modifier | modifier le code]

  • Ressource relative Ă  la littĂ©rature Voir et modifier les donnĂ©es sur Wikidata  :
    • (en)The Encyclopedia of Science Fiction
  • (fr+en+es) « Une courte histoire de l'ebook » – Marie Lebert, Études françaises de l'UniversitĂ© de Toronto, 2009.
  • (en) Comparison of e-book formats – Wikipedia anglophone.

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Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_num%C3%A9rique